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13 novembre 2002, Luang Prabang -> Nong Khiaw, Laos

A Nong Khiaw, on s'installe à la Philasouk Guest House, juste en face de l'arrêt de bus. On obtient une chambre basique avec salle de bains à l'étage pour 10000 kips la nuit. On se repose un peu puis on sort se ballader dans le village sous une chaleur étouffante. La vue qu'on a depuis le pont sur la rivière Nam Ou est très belle. Le soir, on mange dans un petit restaurant à côté de la guest house: on se partage une salade de papaye et on prend deux làaps, l'un au poisson et l'autre au poulet.



name='images/Laos/NordLaos/20021113_1459_Isa_Nong_Khiaw_Nord_Laos_02.jpg' legend='Isa à Nong Khiaw, nord du Laos' quality='' size='1'

14 novembre 2002, Nong Khiaw -> Vieng Kham, Laos

Une petite souris nous a réveillés au milieu de la nuit. Elle était en train de farfouiller dans notre réserve de nourriture. On la chasse et on se rendort. On se lève finalement à 7h00. Après avoir préparé nos sacs, on descend déjeuner à la guest house. On commande une soupe aux nouilles mais celle-ci n'a vraiment aucun goût. Pendant qu'on mange, on rencontre Daniel, un Chilien qui nous donne plein de bons conseils sur son pays. Il nous propose même de venir manger chez lui quand on sera à Santiago.

Pour ce qui est de la suite de notre programme, aujourd'hui on continue notre route vers l'est, le plus loin possible en direction de Phonsavan. On commence par prendre un "bus" (un gros camion pick-up, en fait), pour Vieng Kham (12000 kips). On grimpe dans le véhicule, déjà plain de Lao. On fait la connaissance de Shey, un Israëlien, et Simon, un Anglais, qui font la même route que nous. On quitte Nong Khiaw à 10h00, lorsque le bus est plein.

La route est bonne, et on atteint Viang Kham à midi. Le pick-up nous dépose devant une petie échoppe dont le propriétaire est l'un des seuls du village à parler anglais. De là, on espère trouver un véhicule pour Vieng Thong ou Nam Noem, encore plus à l'est. Les véhicules sont tellement rares qu'en l'espace d'une après-midi, on ne voit passer que des motos et des tracteurs, ainsi que deux ou trois pick-ups, aucun allant dans la direction voulue. Un conducteur nous propose de louer tout son pick-up pour Vieng Thong pour 350000 kips. Ca fait un peu cher le voyage, alors on refuse poliment, et on joue aux cartes en regardant pousser l'herbe.

Le temps passe... et toujours aucun véhicule à l'horizon. On décide finalement d'attendre le bus du soir qui devrait arriver aux alentours de 23h00. En fin d'après-midi, on quitte la petite échoppe pour descendre au "centre" du village. On trouve un petit restaurant local où on mange du porc au riz sauté accompagné d'une bière. On passe la soirée à jouer aux cartes en écoutant en musique de fond les Spice Girls, Aqua, 2 Unlimited, etc. Il faut dire que dans la plupart des villages, l'électricité ne fonctionne que de 18h00 à 21h00, et que durant ces trois heures, toutes les télévisions sont allumées. Souvent, même les familles les plus modestes possèdent un téléviseur. L'électricité coupée, on passe le reste du temps devant la seule guest house du coin, presque sur la route, à discuter autour d'une bougie en attendant le bus.



name='images/Laos/NordLaos/20021114_2120_Shay_Simon_Michel_et_Isa_attente_du_bus_a_Vieng_Kham_Nord_Laos.jpg' legend='Shay, Simon, Michel et Isa attendent le bus à Viang Kham, nord du Laos' quality='' size='1'

Celui-ci arrive enfin. Il est 1h00 du matin. On monte, on trouve deux places côte à côte (40000 kips), et on essaie de dormir. Pas facile, les sièges sont très exigüs et le conducteur n'est pas très doux avec son bus, qu'il essaie de maintenir sur la route défoncée.

15 novembre 2002, Vieng Kham-> Phonsavan, Laos

Vers 9h00, on arrive à Nam Noem, et on descend du bus car celui-ci continue jusqu'à Sam Neun, près de la frontière vietnamienne. On attend donc un véhicule susceptible de nous emmener à Phonsavan. On profite de l'attente pour manger un morceau. A 9h45, on trouve un pick-up qui transporte une belle table sur le toit, et des chaises en bois sur le pont. Le conducteur est d'accord de nous prendre (30000 kips). On a de la chance de pouvoir pour une fois s'asseoir sur de vraies chaises au lieu des bancs en bois.



name='images/Laos/NordLaos/20021115_0902_Nam_Noen_Nord_Laos_01.jpg' legend='Village de Nam Noen, nord du Laos' quality='' size='1'

Après quatre heures de voyage sur une route en bon état, on arrive à Phonsavan, toujours en compagnie de Shey et Simon. Avec eux, on va voir la King Keo Guest House, située au bout de la piste de l'ancien aérodrome. On obtient une chambre convenable avec salle de bains et eau chaude (30000 kips en négociant).

On prend une bonne douche, puis on va manger un énorme plat de boeuf au riz pour deux, près du marché. Une fois repus, on fait un tour aux deux marchés: le "dry market", où on trouve des vêtements et quantité d'autres choses, et le "wet market" pour les fruits et les légumes. On revient ensuite à la guest house et on admire un magnifique coucher de soleil.

On décide de prendre une excursion organisée par l'hôtel demain: on va faire le trour des trois principaux sites de la Plaine des Jarres avec un minibus, pour 5 USD par personne. On se repose un peu puis on va rejoindre les autres hôtes dans le patio commun de la guest house. On trouve nos deux amis en compagnie de James et Sara, deux Anglais qui font le tour du monde (tiens donc...) en dix mois et qui seront aussi de la partie demain. On joue tous ensemble aux cartes tout en mangeant et en buvant.

16 novembre 2002, Phonsavan, Laos

On se lève assez tard. On avait besoin d'une bonne nuit de sommeil après le voyage éprouvant de hier. Le chauffeur et le guide nous emmèneent tout d'abord au marché pour que l'on puisse acheter notre pique-nique. On achète différents produits locaux que nous recommande notre guide.

On commence la visite de la Plaine des Jarres par le site n° 3, à 25 kilomètres de Phonsavan. Les jarres sont regroupées sur quelques mètres carrés. Les historiens ne connaissent pas vraiment leur utilité. Certains pensent qu'il s'agirait de sarcophages, d'autres prétendent que ce serait des conteneurs pour faire fermenter l'alcool de riz, et d'autres croient tout simplement que ces jarres auraient été utilisées pour stocker des aliments. Le site est très impressionnant, et certaines jarres sont très bien conservées.



name='images/Laos/Phonsavan/20021116_1147_Plain_of_Jars_Phonsavan_01.jpg' legend='Plain of Jars, Phonsavan, Laos' quality='' size='1'

On roule ensuite jusqu'au site n° 2, où se trouvent les plus belles jarres. Elles gisent sur deux collines adjacentes. Les jarres sont ici grandes et belles. On pique-nique sur place. Malheureusement nos choix de ce matin au marché ne s'avèrent pas très appetissants: trop gélatineux, trop gras, bref, on a eu tout faux sur ce coup-là. On prend notre temps car il est prévu que l'on soit au site n° 1 pour le coucher du soleil.



name='images/Laos/Phonsavan/20021116_1303_Isa_Plain_of_Jars_Phonsavan_02.jpg' legend='Isa à la Plain of Jars, Phonsavan, Laos' quality='' size='1'



name='images/Laos/Phonsavan/20021116_1316_Michel_Plain_of_Jars_Phonsavan_04.jpg' legend='Michel à la Plain of Jars, Phonsavan, Laos' quality='' size='1'

Le ciel s'assombrit et se couvre, et quand on arrive au site vers 15h30, il se met à pleuvoir. On s'abrite sous le snack devant le parking, et on joue aux cartes en attandant que l'averse cesse. Mais la pluie ne veut pas s'arrêter de tomber, et on quitte l'endroit un peu déçus de ne pas avoir pu le visiter.

On rentre à la guest house et on prend une bonne douche chaude pour se réchauffer. On va s'installer dans le patio autour du feu, qui brûle dans le reste d'une bombe coupée en deux dans le sens de la longueur. On mange, tout en discutant avec toute l'équipe. On rencontre aussi quatre lyonnais, Luc, Gisèle, Chantal et Serge, des globetrotters de 50-60 ans qui ont visité à peu près les mêmes pays que nous. On finit la soirée en jouant aux cartes autour du feu, tout en sirotant des bières.

17 novembre 2002, Phonsavan -> Vientiane, Laos

On se lève tôt, on règle l'hôtel, puis on marche jusqu'à la station de bus. Dans le bus pour Vientiane, il ne reste malheureusement que les places du fond (on a les jambes surélevées et on se sent très à l'étroit), mais on s'en accomode (60000 kips).

A 7h30, on quitte Phonsavan sous la pluies. Après deux heures de route, on entame une montée sur un tronçon de route en cours de travaux. Comme il n'y a pas de revêtemnt à cet endroit-là, le bus s'embourbe dans la glaise. On doit descendre pour alléger le véhicule afin qu'il puisse passer. On marche une bonne heure sur la route transformée en bourbier avant de pouvoir remonter dans le bus, qui patine et zigzague dans la montée.



name='images/Laos/Vientiane/20021117_0920_Bus_embourbe_en_route_pour_Vientiane.jpg' legend='Bus embourbé en route pour Vientiane, Laos' quality='' size='1'

On arrive enfin à la gare routière de Vientiane vers 19h30. On est en plein festival de That Luang, qui a lieu une fois par année. Toute la population s'y retrouve. Pourquoi pas vous ?