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28 mai 2003, San Pedro de Atacama -> Laguna Colorada, Lipez, Bolivie

On se lève à 6h30. Sous un ciel glacé, on prend une douche (chaude, heureusement), puis on se fait un thé pour se réchauffer. A 7h50, le bus Colque Tours vient nous prendre. On passe l'immigration chilienne à San Pedro, rapidement cette fois-ci, puis on reprend la route pour le Paso de Jama, d'où on était venu d'Argentine. On quitte la route goudronnée pour une piste de terre et de cailloux. En deux heures on est à l'immigration bolivienne, une petite baraque perdue au milieu de rien.



name='images/Bolivie/Uyuni1/20030528_0934_Douane_Bolivienne_depuis_San_Pedro_de_Atacama_03.jpg' legend='Douane bolivienne près de Laguna Blanca, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

Notre première halte est au bord de la Laguna Blanca, où on quitte notre bus. On prend notre déjeuner, puis on monte à bord d'une Toyota Land Cruiser. Nos compagnons de voyage sont Annick et Marc, une Française et un Hollandais vivant à Genève (!), Ed, un Anglais, et notre chauffeur Poli.

On s'arrête à la Laguna Verde, qui doit paraît-il sa couleur à la présence de magnésium, de carbonate de calcium, de plomb et de manganèse. C'est vraiment beau de voir le volcan Licancábur (5916m) s'y refléter.



name='images/Bolivie/Uyuni1/20030528_1117_Licancabur_sur_la_Laguna_Verde_Potosi_01.jpg' legend='Reflet du Volcán Licancábur (5916m) sur la Laguna Verde, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

Plus loin, on fait un arrêt au bord de la Laguna Chalviri, où il y a une source thermale. On se baigne dans l'eau qui a plus de 30°C (35°C même selon notre guide Poli). C'est en tout cas plus chaud que la source des geysers El Tatio près de San Pedro...



name='images/Bolivie/Uyuni1/20030528_1233_Michel_Ed_Isa_et_Gabriella_a_la_source_thermale_du_Salar_de_Chalviri_Potosi_01.jpg' legend='Source thermale, Laguna Chalviri, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

On continue à rouler jusqu'aux geysers Sol de Mañana, à 4800 mètres d'altitude. Impressionnant. On voit des piscines de boue bouillonnante, des fumerolles, etc. Ca crée une ambiance très mystérieuse, surtout quand on se trouve entouré de vapeur sulfureuse.



name='images/Bolivie/Uyuni1/20030528_1409_Geysers_Manana_de_Sol_Potosi_05.jpg' legend='Geysers Sol de Mañana, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

Vers 15h00, on arrive au "refuge", au bord de la Laguna Colorada, à 4200 mètres au dessus du niveau de la mer. On prend notre lunch, puis on va se promener au bord de la lagune. On s'habille très chaudement, car le vent est vraiment glacé !



name='images/Bolivie/Uyuni1/20030528_1459_Laguna_Colorada_Potosi_02.jpg' legend='Laguna Colorada, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

La lagune doit sa couleur rougeâtre aux micro-organismes qui y vivent, que le vent et le soleil font devenir rouges. Le rivage est incrusté de borax (...), dont le blanc contraste avec la lagune et le vert des roches environnantes.



name='images/Bolivie/Uyuni1/20030528_1611_Flamants_roses_Laguna_Colorada_Potosi_04.jpg' legend='Flamants sur la Laguna Colorada, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

Les micro-organismes sont consommés par les flamants de James, les flamants chiliens et les flamants andins, qui sont par centaines sur la lagune. Plus l'animal est vieux, plus il devient rose, car c'est les algues qu'il mange qui lui donnent sa couleur. Après deux heures de ballade, on rentre au refuge, congelés.



name='images/Bolivie/Uyuni1/20030528_1639_Laguna_Colorada_Potosi_03.jpg' legend='Laguna Colorada, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

On soupe, à nouveau dans notre chambre. Poli, notre guide-chauffeur, nous donne des feuilles de coca pour infuser. C'est souverain contre le mal d'altitude, il paraît. Vers 21h00, on va se coucher. On se réveille plusieurs fois avec un puissant mal de crâne (on est tout de même à 4200m !), mais on arrive à se rendormir...

29 mai 2003, Laguna Colorada -> Chuvica, Lipez, Bolivie

On déjeune à 8h00. A 8h30, on est prêts à partir, mais le radiateur de la Land Cruiser à gelé. Poli y met le feu (!), puis verse de l'eau chaude dessus. Après 20 minutes, il semble satisfait, et on peut partir.

Vers 9h40, on arrive à l'Arbol de Piedra, un rocher que les éléments ont érodé pour lui donner une forme d'arbre. C'est très étrange, vraiment surréaliste. On grimpe sur un rocher pour avoir une vue globale. Devant nous s'étale le désert de Siloli, à 4600 mètres d'altitude.



name='images/Bolivie/Uyuni2/20030529_1008_Arbol_de_Piedra_desert_de_Siloli_Potosi_02.jpg' legend='Arbol de Piedra, désert de Siloli, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'



name='images/Bolivie/Uyuni2/20030529_1042_Desert_de_Siloli_Potosi_03.jpg' legend='Désert de Siloli, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

On roule ensuite jusqu'à la Laguna Hedionda (hedionda = puant, à cause du souffre). On y voit à nouveau beaucoup de flamants, roses et moins roses (donc plus jeunes), ainsi que des lamas. A nouveau, les montagnes en reflet dans l'eau sont splendides.



name='images/Bolivie/Uyuni2/20030529_1210_Flamants_roses_sur_la_Laguna_Hedionda_Potosi_05.jpg' legend='Jeunes flamants au bord de la Laguna Hedionda, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'



name='images/Bolivie/Uyuni2/20030529_1211_Lamas_a_la_Laguna_Hedionda_Potosi_02.jpg' legend='Lamas au bord de la Laguna Hedionda, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

A 13h00, on s'arrête pour le lunch au bord de la Laguna Cañapa, puis on repart. Pause photo devant le volcan Ollagüe, le seul encore en activité en Bolivie, dont on aperçoit une petite fumerolle jaune.



name='images/Bolivie/Uyuni2/20030529_1421_Volcan_actif_pres_de_la_Laguna_Hedionda_Potosi_02.jpg' legend='Volcán Ollagüe, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

On continue notre route, ou plutôt notre piste, en roulant parfois sur de petits salars (lacs de sel asséchés). On voit même des vicuñas, proches cousins des lamas, brouter les rares herbes du désert. Au salar de Chiguana, dans le "village" (3 maisons) du même nom, on passe un contrôle militaire. On croise aussi la voie de chemin de fer Uyuni-Calama (Chili).



name='images/Bolivie/Uyuni2/20030529_1433_Vicunas_pres_de_la_Laguna_Hedionda_Potosi_01.jpg' legend='Vicuñas dans le désert, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'



name='images/Bolivie/Uyuni2/20030529_1533_Poste_de_controle_militaire_de_Chiguana_Potosi_01.jpg' legend='Voie ferrée sur le salar, Chiguana, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

On fait encore deux heure de route avant d'arriver au petit village de Chuvica, juste au bord du Salar de Uyuni. On loge dans un établissement tout neuf appartenant à Colque Tours, et dominant le salar. On va voir le coucher du soleil, puis, après une douche chaude, on soupe: potage de légumes, poulet, riz, verdure. Excellent ! On va se coucher, non sans avoir auparavant pris une infusion de coca...

30 mai 2003, Chuvica -> Uyuni, Lipez, Bolivie

On a mis le réveil à 6h30, et on n'est pas déçus: le soleil va se lever juste au dessus du Salar de Uyuni. Le ciel est bleu pur, avec une bande rouge-jaune à l'horizon.



name='images/Bolivie/Uyuni3/20030530_0629_Lever_du_soleil_sur_le_Salar_de_Uyuni_Potosi_01.jpg' legend='Lever de soleil sur le Salar de Uyuni depuis Chuvica, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

A 9h00, on démarre, et en 10 minutes on est déjà au milieu du salar: impressionnant ! A la surface du sel, des formes hexagonales ont été formées par l'évaporation de l'eau. Poli nous explique que quand il pleut, il peut y avoir 40 centimètres d'eau sur le salar. C'est évidemment pas l'idéal pour les jeeps, mais il peut quand même rouler, doucement.



name='images/Bolivie/Uyuni3/20030530_0933_Salar_de_Uyuni_Potosi_05.jpg' legend='Surfaces hexagonales, Salar de Uyuni, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

On fait plein de photos; c'est vraiment irréel, cette mer de sel qui s'étend jusqu'à l'horizon. On lèche même le sol... salé !



name='images/Bolivie/Uyuni3/20030530_0940_Isa_leche_le_sel_du_Salar_de_Uyuni_Potosi_02.jpg' legend='Isa lèche le sol, Salar de Uyuni, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

On repart, et vers 10h40, on arrive sur l'Isla Pescado, un morceau de terre ferme au milieu de cet océan de sel. L'île est recouverte de cactus, dont un géant de 12 mètres qui aurait plus de 1200 ans. A nouveau, on passe une bonne heure à mitrailler les cactus sur fond de mer blanche et de ciel bleu. On prend notre lunch sur la "plage", avec vue sur la mer.



name='images/Bolivie/Uyuni3/20030530_1037_Cactus_sur_lsla_Pescado_Salar_de_Uyuni_Potosi_01.jpg' legend='Cactus, Isla Pescado, Salar de Uyuni, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'



name='images/Bolivie/Uyuni3/20030530_1044_Vue_sur_lsla_Pescado_Salar_de_Uyuni_Potosi_02.jpg' legend='Vue du salar depuis Isla Pescado, Salar de Uyuni, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'



name='images/Bolivie/Uyuni3/20030530_1127_Isa_sur_lsla_Pescado_Salar_de_Uyuni_Potosi.jpg' legend='Isa sur Isla Pescado, Salar de Uyuni, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

On repart, et on fait encore un arrêt photo au milieu du grand rien, sous un soleil puissant qui nous fait oublier les 3600 mètres d'altitude. Chacun laisse aller sa créativité, et on obtient quelques beaux clichés.



name='images/Bolivie/Uyuni3/20030530_1315_Ed_Marc_Annick_Isa_et_Gabriella_sur_le_Salar_de_Uyuni_Potosi.jpg' legend='Etoile de mer, Salar de Uyuni, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'



name='images/Bolivie/Uyuni3/20030530_1326_Isa_et_Michel_sur_le_Salar_de_Uyuni_Potosi_02.jpg' legend='Isa et Michel, Salar de Uyuni, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

Vers 13h30, on arrive à l'Hostal de Sal, un hôtel entièrement construit en sel, des murs aux meubles en passant par les lits... On ne visite pas l'intérieur, mais on admire le paysage aux alentours.



name='images/Bolivie/Uyuni3/20030530_1349_Hostal_de_Sal_sur_le_Salar_de_Uyuni_Potosi.jpg' legend='Hostal de Sal, Salar de Uyuni, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

Avant de quitter le salar, on passe à un endroit où les villageois extraient le sel. Ils font des tas qu'ils laissent sécher au soleil, puis des camions emportent le sel jusqu'à des rafineries où il est iodé avant d'être vendu.



name='images/Bolivie/Uyuni3/20030530_1412_Extraction_du_sel_sur_le_Salar_de_Uyuni_Potosi_03.jpg' legend='Extraction du sel, Salar de Uyuni, Lipez, Bolivie' quality='' size='1'

On arrive à Uyuni vers 16h00, et on quitte Poli après lui avoir donné un généreux pourboire. On fait le tour de la ville, puis on va boire un verre. On mange ensuite au Kactus, puis on prend un bus pour Potosí (25 bolivianos). On roule de 19h00 à 2h30 du matin, avec une crevaison en chemin...

31 mai 2003, Potosí, Bolivie

Arrivés à Potosí, on prend deux taxis, 3 bolivianos chacun, pour l'hôtel qu'on a choisi. Il s'avère trop cher, alors on va en voir deux autres avant de finir à l'Hostal El Turista, où on prend une triple à 120 bolivianos.

On dort jusqu'à 8h00, puis on va déjeuner. On manque de s'électrocuter avec la douche, mal isolée. Lorsqu'on ressort sur la place principale, on voit un défilé célébrant l'école Don Bosco. C'est très beau, les gens sont en costumes traditionnels, et on fait plein de photos.



name='images/Bolivie/Potosi/20030531_1244_Festival_Don_Bosco_Potosi_Potosi_08.jpg' legend='Défilé Don Bosco, Potosí, Bolivie' quality='' size='1'

On prend l'almuerzo (lunch) dans un restaurant familial. Pour 5 bolivianos, on a une soupe en entrée, et un poisson aux légumes. On passe à l'hôtel, et vers 14h00, on se met en route pour visiter les mines.

On passe chez Salt Adventure, on paie 50 bolivianos chacun, puis on roule jusqu'au dépôt où on nous donne des habits de protection et un casque. On reprend la jeep jusqu'au Miner's Market, où on achète des feuilles de coca et de la dynamite (10 bolivianos) en cadeau pour les mineurs.



name='images/Bolivie/Potosi/20030531_1442_Achat_de_feuilles_de_coca_a_la_mine_de_Potosi_Potosi_02.jpg' legend='Achat de coca pour les mineurs, Potosí, Bolivie' quality='' size='1'

On roule jusqu'à 4300 mètres sur le Cerro Rico (Montagne Riche), d'où on voit toute la ville de Potosí. Située à 4000 mètres d'altitude, Potosí est la plus haute ville du monde. Elle a été l'une des plus riches, avec Londres, Paris et Séville, lors de l'âge d'or de ses mines, aux XVIe et XVIIe siècles. En 1585, on ne comptait pas moins de 612 mines, et un recensement de 1611 dénombrait 150000 habitants !



name='images/Bolivie/Potosi/20030531_1504_Vue_de_Potosi_depuis_la_mine_Potosi.jpg' legend='Potosí, Bolivie' quality='' size='1'

Sol, notre femme-guide, nous fait exploser un bâton de dynamite. Wow ! A 15h40, après avoir rempli nos lampes à acétylène, on entre dans la mine. Il y a 5000 personnes qui travaillent dans les 20000 galeries accessibles par 500 entrées. Certain mineurs se sont rassemblés en une coopérative, d'autres sont employés par des mines privées, nationales ou étrangères. La coopérative est la meilleure solution car le mineur touche en fonction de ses performances, et n'est pas exploité par les managers. Pour huit tonnes de minerai par mois, il touche entre 800 et 1000 bolivianos, suivant le cours des métaux.



name='images/Bolivie/Potosi/20030531_1513_Explosion_de_dynamite_a_la_mine_de_Potosi_Potosi_02.jpg' legend='Boum, mine de Cerro Rico, Potosí, Bolivie' quality='' size='1'



name='images/Bolivie/Potosi/20030531_1518_Isa_a_l_entree_de_la_mine_de_Potosi_Potosi_02.jpg' legend='Isa devant la mine de Cerro Rico, Potosí, Bolivie' quality='' size='1'



name='images/Bolivie/Potosi/20030531_1553_En_chemin_dans_la_mine_de_Potosi_Potosi_02.jpg' legend='Dans la mine de Cerro Rico, Potosí, Bolivie' quality='' size='1'



name='images/Bolivie/Potosi/20030531_1707_Michel_dans_la_mine_de_Potosi_Potosi_04.jpg' legend='Michel dans la mine de Cerro Rico, Potosí, Bolivie' quality='' size='1'

On trouve dans la mine de l'argent, du plomb, de l'étain, du zinc, de l'antimoine, etc. On rencontre deux mineurs, auxquels on offre de la dynamite, des cigarettes et des feuilles de coca. On essaie de taper sur la barre à mine, mais cela s'avère tuant. Pour survivre, les mineurs boivent de l'alcool à 96° et mâchent des feuilles de coca toute la journée, tous les jours de la semaine. Les conditions de travail sont loin d'être acceptables, et on voit même des cristaux d'amiante.



name='images/Bolivie/Potosi/20030531_1613_Mineur_dans_la_mine_de_Potosi_Potosi_03.jpg' legend='Mineur, Cerro Rico, Potosí, Bolivie' quality='' size='1'



name='images/Bolivie/Potosi/20030531_1703_Mineur_dans_la_mine_de_Potosi_Potosi_07.jpg' legend='Mineur, Cerro Rico, Potosí, Bolivie' quality='' size='1'

Au fond du Cerro Rico, les mineurs ont leur dieu, El Tío, une sorte de diable cornu auquel ils offrent des cigarettes, de l'alcool et des feuilles de coca afin de le remercier pour la fertilité de la montagne et pour qu'il les protège. Ce "diable" est tout à fait à sa place dans cet endroit qui ressemble beaucoup à l'idée que l'on se fait de l'enfer.



name='images/Bolivie/Potosi/20030531_1651_Divinite_dans_la_mine_de_Potosi_Potosi_02.jpg' legend='El Tío, Cerro Rico, Potosí, Bolivie' quality='' size='1'

A 17h30, on retrouve l'air libre. Quelle expérience fascinante et terrifiante à la fois. On rentre à Potosí, puis on prend un taxi pour Sucre, dans la région de Chuquisaca (120 bolivianos par voiture).