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Un atterrissage douloureux à Genève...

Newsletter du 16 août 2003, Genève, Suisse

Bonjour à tous.

Voilà déjà un mois que nous n’avons pas donné de nouvelles. Certains d’entre vous le savent déjà : nous sommes rentrés en avance à Genève, le 29 juillet au soir. En effet, le père de Michel était très malade et nous avons pris la décision de rentrer plus tôt. Bien nous en a pris, car Michel a juste eu le temps de le voir avant que le cancer ne l’emporte, dans la nuit du 29 au 30 juillet 2003. Nous passons maintenant du temps avec nos familles à Genève, en attendant de réintégrer notre appartement le premier septembre.

Pour en revenir à des choses plus gaies, voilà donc le récit de la fin de notre voyage, passé en compagnie de Loris et Angela. Nous avons vu la procession de la Virgen del Carmen à Paucartambo, à 4 heures de bus de Cusco, où des personnages costumés dansaient dans les rues en attendant que la vierge sorte de l’église pour être paradée dans le village.

Nous sommes retournés visiter les ruines de Sachsayhuaman, qui dominent la ville. Sachsayhuaman était un centre cérémonial où l’Inca faisait passer des épreuves sportives aux jeunes de l’empire avant de les incorporer à la noblesse. Il y a là trois bastions en forme de zigzag, symbolisant l’éclair, et comme à Machu Picchu, les gigantesques pierres utilisées pour la construction sont taillées au millimètre près.

Nous sommes aussi allés visiter les ruines de Tipón, qui comprennent des terrasses et des fontaines et des cascades. C’est un très beau site et on imagine bien l’ingéniosité des agronomes Incas en voyant toutes ces constructions. Après notre visite, nous avons mangé un délicieux cuy (cochon d’Inde) dans un restaurant local (cuyeria). Dans la foulée, nous avons encore visité d’autres ruines aux alentours de Cusco : Tambo Machay, Puka Pukara et Q’enko.

Pour l’anniversaire d’Angela, nous sommes allés à Ollantaytambo, un site magnifique composé de terrasses à flanc de montagne avec un temple au sommet.

Nous sommes ensuite partis en bus de nuit pour Arequipa, la ville blanche, d’où nous avons tout de suite pris une excursion pour Chivay, la porte pour le canyon de Colca. En route, nous avons admiré des vicuñas, des lamas, etc. Le soir, nous avons passé deux heures absolument relaxantes dans les bains thermaux de La Calera, et le lendemain tôt, nous sommes partis pour Cruz del Condor.

Le canyon de Colca est plus de deux fois plus profond que le Grand Canyon des Etats-Unis, avec ses 1100 mètres de vide au niveau de Cruz del Condor. Chaque matin, profitant des courants thermiques, des condors de 2 à 3 mètres d’envergure passent à quelques mètres des touristes ébahis. C’était absolument superbe de voir ces gigantesques oiseaux voler sans efforts au-dessus de nos têtes, visiblement pas perturbés par notre présence.

Nous avons ensuite visité la ville de Nasca, qui serait tombée dans l’oubli si l’on y avait pas découvert les fameuses lignes, tracées dans le désert dès 400 avant JC par les Nascas, une civilisation disparue autour de l’an 600 de notre ère. Les lignes ne sont pas toutes rectilignes, et certaines forment des géoglyphes (dessins) comme un héron de plus de 100 mètres, un condor, un singe, une araignée ou encore un astronaute(!). Les raisons pour lesquelles ces lignes ont été tracées laissent les archéologues sans réponse. Les théories fourmillent : piste d’atterrissage pour OVNIs, chemin de cérémonie (les dessins sont constitués d’une ligne ininterrompue, comme si les gens avaient marché à la queue leu-leu), ou encore dessins rituels tracés comme offrandes aux dieux. Les lignes en elles-mêmes sont des points du désert où les Nascas ont enlevé les pierres à la surface du sable. Comme il ne pleut jamais, les lignes ont survécu plus de 1000 ans, et le travail de fourmi de l’Allemande Maria Reiche a permis de leur redonner une meilleure allure.

La seule manière de voir les dessins et les lignes est depuis le ciel, et certains archéologues prétendent que les Nascas avaient déjà inventé la mongolfière. Une reconstruction en tissus et en roseaux d’un tel engin a connu un échec cuisant en 1975 quand le ballon s’est écrasé au sol après quelques secondes de vol. Optant pour la sécurité, nous avons préféré les survoler dans un petit Cessna 6 places. Afin que tous les passagers puissent admirer toutes les figures, le pilote effectuait des virages serrés à gauche, puis à droite, au-dessus de chaque dessin. Loris est d’ailleurs ressorti un peu transparent de l’avion...

Notre dernière étape péruvienne a été Lima, une ville où la grisaille règne 7 mois par année (ça nous a rappelé un peu Genève en novembre). Le quartier de Miraflores, surplombant le Pacifique, n’est pas si mal, mais le reste de la ville ne nous a guère enchanté.

Nous avons finalement pris un avion pour Santiago du Chili, puis un vol direct pour Madrid (13 heures, heureusement avec vidéo on-demand et console de jeux), avant de prendre notre dernière correspondance pour Genève.

Nous sommes bien sûr très tristes de ne pas continuer nos récits de voyage, mais soyez-en assurés, dès que nous repartirons, les newsletters reprendront de plus belle. Quoi qu’il en soit, le site web reste online, et dès que nous aurons à nouveau accès à un ordinateur suffisamment rapide, nous mettrons les dernières photos à jour.

Pour ceux qui veulent nous joindre, voilà nos numéros de téléphones mobiles respectifs. Isa : +41 76 530 65 27 Michel : +41 79 425 35 86

En attendant de rencontrer certains d’entre vous, nous vous souhaitons encore un bon été !

Michel et Isa, ou le tour du monde en 545 jours.